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| | [Uraldor] Présentation | Jeu 7 Juin - 20:45 par Uraldor | RP de présentation d’Uraldor
CHAPITRE 1 – Perdu dans l’obscurité des rêves
- Tu viens jouer ? Allez ! On t’attend tous. On va bien s’amuser !
C’était un enfant du village qui venait chercher Uraldor, afin de venir rejoindre le groupe de copains, qui jouait dans une clairière, non loin de là. L’enfant était habillé avec des vêtements trop petits pour lui, déchirés, rapiécés, de couleurs qui formaient une harmonie que même les enfers auraient refusée.
- Allez, vient !
Uraldor ne répondit pas. Il restait assis sur la murette de sa maison, la plus grande du village. La bâtisse était faite de pierre, les murs étaient propres, et s’élançaient jusqu’au ciel. Ils étaient couronnés de toits d’ardoise, d’un noir profond. Les fenêtres étaient toutes ouvertes, et laissées entrer en ce doux mois d’Avril la fraicheur du matin. Les jardins, immenses, verts, étaient entretenus par une dizaine de gens du village. Les fleurs étaient arrosées, les arbres taillés, la pelouse tondue… le chien s’amusait avec les chats du village et les oiseaux, qui avaient élu domicile dans ce coin de paradis. Uraldor était le fils d’un marchand qui avait réussi. Et il ne voyait pas pourquoi cette…chose, osait lui adresser la parole.
- Venir ? Où ? Pour faire quoi ? Pas pour m’amuser avec vous au moins j’espère ! *rires* Si mon père me voit trainer avec des gens de votre classe sociale, je vais avoir des remontrances.
- Des quoi ?
- Pff... Des remontrances. Comment dire pour vous compreniez ? Je vais avoir panpan-culcul. Allez, va jouer ailleurs !
Uraldor regardait maintenant l’enfant avec mépris et dédain. Sa grande cape, offerte par son père lors de son dernier voyage, flottait au vent. Le vent s’engouffrant de part la grande cour, derrière Uraldor, puis arriva dans une grande forêt, toujours verte, protégée par de puissantes forces. Mais personne ne put jamais y entrer, car plus on s’en approchait, plus elle semblait s’éloigner. Bon nombre de personne y voyait la un effet d’optique, mais Uraldor était persuadé que cela avait quelque chose… de magique. L’enfant, mécontent de l’attitude d’Uraldor, le poussa de la murette avant de partir en courant. Uraldor glissa, tentant de se rattraper, et tomba. Sa tête cogna sur le sol de marbre de sa cour. Un bruit sourd résonna dans sa tête, la douleur empreignait tout le corps du jeune homme, tel un venin mortel. Tout se mit à tourner, Uraldor hurla sa douleur, qui soudain disparue, tout comme le beau soleil qui réchauffait de ses rayons les paysans du village, comme le ciel bleu où tous les rêves se perdent, et où Uraldor sentait que son âme désirait aller. La nuit tomba plus vite que prévue, les yeux d’Uraldor se fermèrent, sa respiration fut presque inaudible…
***
Uraldor ouvrit les yeux le lendemain matin, avec comme seule différence une belle bosse au niveau de la nuque, qui le faisait horriblement souffrir. Il descendit les escaliers qui reliés sa chambre au salon, où ses parents attendaient le moment de sa venue comme celle du Messie.
- Mais que s’est-il donc passé ? demanda la mère d’Uraldor, toute sanglotante. Ses beaux yeux bleus étant désormais bordés d’une auréole rouge, son visage radieux étant défiguré par le manque de vie de son teint.
- Nous t’avons retrouvé inconscient hier, au beau milieu de la cour. Tu ne bougeais plus ! On croyait que tu …
Ce mot était trop difficile à prononcer pour la mère d’Uraldor, qui préféra le serrer encore plus fort dans ses bras, plutôt que de parler de la chose quelle craignait le plus. Depuis trop longtemps, Sophia avait vu des personnes proches, trop proches, mourir, et la seule pensée de perdre encore un membre cher lui serait fatal. Elle avait déjà perdu son mari 2 ans plus tôt, lors d’une attaque de créatures immondes, venues de nulle part, en fin de soirée, lorsque le soleil ne permettait plus au commun des mortels de voir.
*2 ans plus tôt*
C’était une froide journée d’hiver, les arbres avaient perdu leur beau manteau vert, pour s’accaparer le plus de neige possible dans leur branche, comme si leur vie en dépendait. Le père d’Uraldor rentrait une fois de plus a des heures très avancées, le frère d’Uraldor était déjà couché. Mais ce ne fut que de courte durée, car une dispute éclata :
- Comment oses-tu rentrer à cette heure-ci ? Après la discussion que l’on a eue la semaine dernière ! Uraldor n’avait jamais vu sa mère aussi énervé. La vaisselle qu’elle tenait à la main finit sa vie contre le mur, jetée par Sophia. Elle n’était pas dans son état normal
- Mais chérie, il faut bien que je travaille pour…
- Pourquoi ? Pour amasser encore plus de richesses ?
- Cela coule de source non ?
- Justement non ! Tu n’es jamais là ! Toujours en négociation avec je ne sais qui, afin de montrer encore plus notre richesse. Mais à quoi cela sert-il d’économiser alors que nous n’avons pas le droit de dépenser ? A quoi cela sert-il d’avoir un mari si ce n’est pour le voir qu’une fois par lune, et encore ?
- …
- Est-il normal que tu ne voies même pas tes fils grandir ?
- …non…
- Bien sur que non, ce n’est pas normal ! Et cela, on en a parlé plusieurs fois. *Sophia commença à pleurer* J’en ai marre de me faire du souci pour toi, alors que toi tu ne t’en fais pas pour nous. Marre de m’occuper d’enfants qui sont les nôtres, sans être les tiens. Marre… de toi !!
- Alors, c’est comme ça que tu me remercie ? Après tout ce que j’ai fait pour vous…
- Pour TOI !!! Pour TA soif de pouvoir, pour TA soif de gloire
- Ingrate ! Tu étais bien contente lorsque j’ai acheté cette maison, lorsque je t’ai acheté de beaux vêtements, tu…
- Arrête ! Va-t-en !! Disparaît de notre vie, ou plutôt, fini de disparaître ! Je ne me suis pas mariée avec une ombre, je n’ai pas voulu faire ma vie et fonder une famille avec un fantôme.
- Alors, c’était ca ton plan ? Amassez de l’or, puis me laisser ! Tu me dégoutes. Et dit à TON fils de putain d’aller se coucher, et d’arrêter de me regarder comme ca, ou je le tue
- Si tu touches à mon fils, je te…
Le père d’Uraldor gifla Sophia qui tomba. Uraldor, horrifié par cette scène, descendit les quelques marches, et sauta sur son père. Il en suivit une violente bagarre. Uraldor ne se sentait plus. Son père était allé trop loin, et ça, il ne l’acceptait plus. Combien de temps dura la bagarre, Uraldor ne le savait pas, elle dura une éternité pour lui, un long moment dans lequel il entendit des cris. Etaient-ce ceux de son père, ceux de sa mère, ou même les siens ? Tout était brouillé. Il prit une chaise qu’il lança de toutes ses forces. Elle traversa la fenêtre, près du père d’Uraldor, qui hurla subitement. Tout le village fut alerté, et 3 villageois rentrèrent en trombe. Il en suivit des cris, des coups, et un seul toucha Uraldor. Un seul… celui que lui assénât son frère derrière la tête, afin de protéger son père. Tout deux partirent en courant, profitant de l’agitation, et on ne les revit jamais. On ne retrouva juste que le corps du père, une semaine plus tard, immaculé de sang… une poignée de pièce d’or dans les mains… cette fois-ci, l’argent ne le sauverait pas…
***
[HRP] Désolé du retard. De plus, la fin est un peu précipitée. J'y étais obligé, car j'ai le BAC a révisé, donc je n'aurai pas le temps de le continuer avant la prochaine lune. C'est mon premier RP, j'attends donc des retours constructifs, merci[/HRP]
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